Guillaume Simon

Le 14 juillet sucks.

Autant vous le dire tout de suite, j’en ai déjà un peu assez de ces premiers réveillons seul, de ces premières teufs seul, de ces matins calmes, de ces trucs drôles qui ne font rire que moi devant mon écran, seul, de ces voyages à faire, seul, de ma porte qui ne ferme pas, de mes failles qui ne se voient pas, de mon coeur qui ne s’ouvre plus, de mes mots perdus, quelque part entre Quimper et Saint-Raphaël, de la ligne 5, du RER B, dans cet ordre, de l’économie mondiale, de mon incapacité chronique à sourire à la pharmacienne, de ne jamais être le roi du bal, de ne jamais réaliser quand je le suis, de m’abandonner à mes humeurs de cyclothymique qui n’a jamais pris un vélib de sa vie, de devoir manger ces infâmes gratins de poissons surgelés, de me demander si l’on pense à moi, de me faire des films, de louer Les Petits Mouchoirs parce que François Cluzet me tue, d’écrire mes angoisses sur ce blog pour avoir l’air d’en être, de traîner sur facebook au lieu de foutre le souk, d’arriver à l’heure aux rendez-vous, de jouer les blasés, et de rater le bouquet final, seul.

Pendant ce temps, Dido, maquillée comme une p…, me surprend comme un enfant égaré au détour d’un refrain, et sans s’annoncer, fait couler cette larme, au coin de mon oeil fatigué. Pouce.