Guillaume Simon
Mon cafard a un nom

je l’ignore, je le crains, je le rejette et tel un jokari “souple mais tendu” il finit sa course en pleine poire, la mienne. Des années que le Brésil m’attendait, des années que je l’effleurais et puis ce matin du 17 de janeiro, le vol 8055 de Tam air (si si)  touche enfin le sol déjà chaud de Rio. Il est 4h30. 50° de différence ne suffiront pas à expliquer les centaines de mini-chocs ressentis au hasard des rues et des gens, mes 244 mots de portugais non plus. Je n’ai pas su dire grand chose, mes yeux ne se fermaient plus et je ne transpirais même pas. Je crois que je n’ai rien compris. Je crois que le Brésil m’a pris comme il a pris tous les autres. Je crois que j’ai des millions d’amis (qui ne sont pas sur Facebook).

Amor, eu tenho saudade

Pendant ce temps, Ana Costa réchauffe encore un peu plus nos petits coeurs dansants au pied des arches de Lapa

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