Guillaume Simon

Quand est-ce qu’on sait ?

Savoir quoi me direz-vous ? Eh bien quand cessons-nous de suivre la ligne ? Quand est-ce que nos armures de raison finissent-elles par se fissurer ? C’est vrai quoi ! J’avais tout prévu, mon discours était affuté et d’une efficacité aussi sincère que redoutable. Je marchais la tête haute les mecs, sûr de moi, les filles faisaient “wow”, les garçons de café parisiens me servaient dans la minute, mon boss tombait malade devant mon aplomb, mon syndic me disait merci, aucun doute, j’avais pris les commandes, direction ce pays où tout est permis, l’égoïsme.

Et puis patatra ! Quoi ? Non, pas moi. Alors là, les gars, vous me connaissez mal, vous ne m’y reprendrez plus, aussi vrai que deux et deux font…combien déjà ? J’écris ce billet, on est dimanche, je viens de terminer mon petit-déjeuner continental (en toute modestie le meilleur de tout Paris), en tête à tête avec une silhouette en pointillés et aux cheveux bouclés. Lui : “Minute papillon, ta panoplie est toujours là, reprends ton envol mon pote, les jupes se soulevaient sur ton passage (dans les bons jours), souviens-toi bon sang !” Moi : “Ta gueule con de diable !” Voilà que j’envoie balader mon meilleur conseil, mon plus fidèle compagnon de ces derniers mois. Guillaume, reprends donc du jambon.

Pendant ce temps, les Coldplay, non contents de nous piquer nos femmes, sirotent les mojitos les plus orgasmiques de l’île, ce filles émoussées de plaisir sur leurs genoux, le cigare au bec. Salauds d’égoïstes.

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